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L'espace où règnent les valeurs

Publié le par Abeona

François Rabelais

Il convient de se méfier des apparences.

François Rabelais, au début de Gargantua, distingue ainsi le philosophe de la manière dont il apparait :

Tel disait être Socrate parce que, le voyant et l'estimant par l'extérieure apparence, n'en eussiez donné un coupeau d'oignon tant laid il était de corps et ridicule en son maintien, le nez pointu, le regard d'un taureau, le visage d'un fol, simple en moeurs, rustique en vêtements, pauvre de fortune, infortuné en femmes, inepte à tous offices de la république, toujours riant, toujours buvant d'autant à un chacun, toujours se guabelant, toujours dissimulant son divin savoir; mais, ouvrant cette boite, eussiez au dedans trouvé une céleste et impréciable drogue: entendement plus qu'humain, vertu merveilleuse, courage invincible, sobresse non pareille, contentement certain, assurance parfaite, déprisement incroyable de tout ce pourquoi les humains tant veillent, courent, travaillent, naviguent et bataillent.

La forme grossière du Gargantua était allégoriquement comparée à l'apparence extérieure de Socrate. Autrement dit, Rabelais pratiquait la farce pour faire passer le message.

Aujourd'hui, nous pouvons nous exprimer très librement et personne ne s'en prive.

Le gros problème, c'est que ,sous les jolis vêtements, il n'y a rien à voir.

Notre société n'a pas besoin de ces beaux parleurs apparemment bien sous tous rapports, elle a besoin de vrais penseurs expérimentés et vertueux.

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